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SOS – TGV EST-EUROPEENL’indifférence ou l’incompréhension à l’égard des problèmes de l’Alsace est malheureusement une constante de l’attitude des pouvoirs publics nationaux, toutes opinions politiques confondues. Ceci est particulièrement net en ce qui concerne les réseaux de communication qui sont cependant le nerf du développement économique. L’Alsace avait déjà eu le « privilège » d’être, au départ de Paris, le dernier point cardinal desservi par autoroute. Il en est de même en ce qui concerne les liaisons ferroviaires à grande vitesse. Depuis près d’un quart de siècle est posé le problème de la construction d’une telle ligne permettant de relier Paris à Strasbourg, Munich et Budapest. On dit qu’au mois de juin 2007 le TGV-Est Européen arrivera enfin à Strasbourg. C’est inexact : ce sont des voitures Tgv qui entreront en gare de Strasbourg car la ligne à grande vitesse s’arrêtera en Lorraine, à Baudrecourt, les TGV empruntant ensuite en Alsace l’ancienne ligne de chemin fer . Il s’agit donc d’un TGV lorrain. L’erreur a certainement été d’accepter le phasage de la construction du TGV Est auquel je m’étais opposé à l’époque. Mais l’objectif est maintenant d’obtenir que la phase alsacienne de l’opération – Baudrecourt / Vendenheim – soit entreprise dans la continuité de la première phase, c'est-à-dire dés le milieu de l’année 2007. Il s’agit de la construction d’une centaine de kilomètres de voies à grande vitesse pour un coût approximatif de 1,4 milliard d’euros. Or, rien n’est moins certain. A l’issue du Comité d’Aménagement du Territoire du 18 décembre 2003 le Premier ministre de l’époque avait osé annoncer que la seconde phase du TGV-Est était programmée…pour 2010 alors qu’en 2006 on lancerait les travaux du TGV entre Angoulême et Bordeaux, et en 2009 le tronçon TGV Le Mans-Rennes ! Non moins surprenant, dans tout cela, a été la mollesse des réactions de la classe politique alsacienne face à un tel camouflet, à quelques exceptions près, parmi lesquelles il faut citer Fabienne Keller qui ne manque aucune occasion de plaider avec conviction le dossier du TGV-Est. L’actuel Premier ministre, de son côté, a également annoncé pour 2007 le lancement du TGV Aquitaine, ce qui veut dire qu’il lui donne la priorité sur la seconde phase du TGV-Est. C’est inacceptable pour nous. Au jour d’aujourd’hui le lancement du chantier de la seconde phase n’est toujours pas programmé alors que le dossier est pratiquement « prêt à construire », les principales études ayant été bouclées. L’Alsace demande donc au Premier ministre de mettre fin à l’intolérable incertitude actuelle, créée par des réponses soigneusement alambiquées de nos responsables nationaux chaque fois qu’on les interroge sur la date du début des travaux de la seconde phase du TGV-Est, en s’engageant très clairement, comme il sait si bien le faire, sur la date de lancement des travaux de la seconde phase. Cela suppose, pour que l’engagement soit crédible, qu’il soit accompagné d’un plan de financement des travaux. A cet égard faut-il rappeler que les Collectivités territoriales alsaciennes contribuent au financement de la première phase ? Selon l’observation de M. Rossinot, Maire de Nancy, il faut, pour le financement de la seconde phase, utiliser les mêmes clés de répartition que pour la première phase. Il y a même une possibilité supplémentaire puisque, depuis, on a créé, en 2004, l’Agence de Financement des Infrastructures de Transport de France qui a pour mission de concourir au financement des projets d’intérêt national ou international, notamment en ce qui concerne les infrastructures ferroviaires. Très malheureusement, la seconde phase du TGV-Est ne figure pas dans le budget de l’Agence pour la période 2007-2012. Faut-il rappeler que lorsqu’il y a une volonté politique on arrive toujours, quitte à faire preuve d’un peu d’imagination , à financer un projet auquel on attache une véritable importance. Il faut convaincre Paris que la construction, dans les plus brefs délais, de la totalité du TGV-Est Européen est une opération vitale, non seulement pour l’Alsace, mais aussi pour la position de la France au sein d’une Europe « de l’Atlantique à l’Oural ». Il faut surtout démontrer au Gouvernement que, transcendant tous les clivages politiques, telle est bien la volonté unanime des alsaciens. L’Alsace est passionnément attachée à la réalisation, avec hélas tant de retard, du réseau alsacien des TGV c'est-à-dire à la construction concomitante du TGV-Est Européen et du TGV Rhin-Rhône. C’est dans cet esprit que je vous demande de bien vouloir adopter la motion figurant sur ce site. |
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